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Zhang Yiyu 张一羽

Présentation

par Brigitte Duzan, 25 octobre 2026

 

Zhang Yiyu (张一羽) a d’abord été scénariste avant de se lancer dans l’écriture. En janvier 2026, elle fait soudain irruption sur la scène médiatique lorsque son premier roman, (Bore《般若》), encore inachevé, est couronné du premier prix lors de la deuxième édition du « projet, Fubi » (伏笔计划) qui récompense, justement, les récits en cours d’écriture. Les finalistes sont désignés par le numéro de réception de l’œuvre primée, n° 210 pour Zhang Yiyu.

 

 

Fubi 210, Bore 《般若》de Zhang Yiyu

 

 

Premières expériences

 

Zhang Yiyu a fait des études de musique dans une université de province du centre de la Chine où elle est entrée dans la « promotion de ’78 », c’est-à-dire au moment de la réouverture des universités au lendemain de la Révolution culturelle. En 1999, elle publie un premier article dans le journal « Le monde de la musique » (《音乐世界》) : « Cette nuit-là, j’étais encore jeune » (《那夜,我还年轻》).

 

Elle est allée poursuivre ses études en Allemagne, puis a travaillé comme scénariste.

 

En juin 2014, elle publie le récit « Les saules du sud du Xinjiang » (《南疆的柳》) dans le quotidien de Rui’an (《瑞安日报》) [1].

 

Premier roman

 

Ce premier roman reflète la volonté de Zhang Yiyu de se placer dans une perspective internationale, née de son expérience personnelle à l’étranger et de son sens de l’histoire doublé de la forte empreinte du passé et de sa mémoire sur le présent. Elle a aussi reconnu l’influence des nombreux romans japonais qu’elle a lus dans sa jeunesse, et qui se passaient hors du Japon. C’est la complexité de la ligne narrative qui a impressionné le jury de Fubi.

 

Le titre chinois (bānruò ou bōrĕ《般若》) est une transcription du terme sanscrit prajña ou pali paññā, la grande sagesse qui est dans le bouddhisme perception de la Vérité et moyen « insurpassable » de parvenir à l’illumination.  À travers deux femmes aux personnalités et destins totalement différents, le roman dépeint les conséquences sur les relations interculturelles des bouleversements géopolitiques intervenus au 20e siècle en Corée, en Union soviétique, en Chine et au Japon. L’une des deux femmes est une immigrée coréenne à Berlin-Ouest en pleine Guerre froide, l’autre une scientifique allemande. Alors que leurs parcours se croisent, le passé refait surface.

 


 

Traduction en anglais

 

- Hannya (《般若》), extrait à lire en ligne, tr. Dylan K. Wang,

[Hannya est la transcription/traduction en japonais de prajña/ paññā/ bōrĕ]


 

[1] Journal d’une municipalité du Zhejiang fondé en 1956, qui a cessé de publier entre 1961 et 1993, et fait partie depuis 2004 du Groupe de presse du Zhejiang.

 

 

     

 

 

 

 

     

 

 

 

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