Les grands sinologues

 
 
 
     

 

 

Sinologues contemporains

Frédéric Obringer

par Brigitte Duzan, 24 juin 2026

 

Sinologue, Chargé de recherches au CNRS jusqu’en 2018.

Docteur en pharmacie et docteur en études chinoises

 

 

Frédéric Obringer

 

 

Responsabilités [1]

o    Président de l’Association Française d’Études Chinoises (AFEC) de 1998 à 2001

o    Coéditeur de la revue Études chinoises, de 1995 à 2002

o    Membre du comité de lecture d’Études chinoises

o    Directeur du Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine CECMC (2012-2015) et directeur adjoint de l'UMR 8173 Chine, Corée, Japon (2012-2015)

o    Chargé de recherche au CNRS, directeur adjoint (2012-2015) puis directeur du directeur du laboratoire Chine, Corée, Japon (UMR 8173) (2015-2018).

 

Thèmes de recherche

o    Histoire de la médecine en Chine et des relations médicales entre la Chine et l’Europe

o    Histoire anthropologique de l’utilisation en Chine de certaines catégorie de produits naturels (médicaments, substances aromatiques et parfums, poisons)

o    Histoire du fengshui (géomancie)

o    Environnement et pollution en Chine

o    Patrimoine culturel immatériel

  

Créateur du Jardin du Bambou bleu, à Mauperthuis.

 

 

 

Principales publications

 

Ouvrages

 

- Le goût des plantes, textes choisis et présentés par Frédéric Obringer, Mercure de France, 2025, 128p..

Au 18e siècle, avec Rousseau et Bernardin de Saint-Pierre, s’impose le « sentiment de la nature ». Le règne végétal est source inépuisable d’inspiration pour les écrivains et les philosophes, et l’amour des plantes un éloge de  l’exotisme, une esthétique du divers, le reflet d’une curiosité enchantée pour la beauté du monde. Entre plantes médicinales et ornementales, « herbes folles », mousses et lichens, balade en compagnie d’une pléiade d’écrivains.

 

- Chinois 中国人本. L’humanisme en Chine. Philippe Picquier, 2004, 624 p.

Traduction du catalogue de l’exposition « Humanisme en Chine » du musée d’art du Guangdong.

 

- Fengshui, l'art d'habiter la terre. Une poétique de l'espace et du temps, Éditions Philippe Picquier, 2001, 2e édition corrigée, 2009, 126 p.

 

- La maladie dans la Chine médiévale. La toux (avec Catherine Despeux), L'Harmattan, 1997, 289 p.

Compte-rendu de Pierre de La Robertie (Études chinoises, 1998/17-1-2)

 

 

La maladie dans la Chine médiévale

 

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- L'aconit et l'orpiment. Drogues et poisons en Chine ancienne et médiévale, Fayard, 1997, 329 p. (Prix Giles 1998 de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Prix 1998 de la Société Française d'Histoire de la Médecine)

 

 

L'aconit et l'orpiment

 

 

Articles

 

- Le fengshui ou la recherche d’un dragon très humain, revue Diogène, 2004/3 (n° 207), pp. 72-82.

Après un retour sur l’histoire du fengshui, concept et pratique(s), et regard sur la nature et le paysage.

- La croissance économique chinoise au péril de l'environnement : une difficile prise de conscience, revue Hérodote, 2007/2 (n° 125), pp. 95-104.

Discours de politique générale du Premier ministre Wen Jiabao, le 5 mars 2007, soulignant le lien entre croissance économique et gravité des problèmes environnementaux : traduit la volonté de faire évoluer les mentalités tout en étant un aveu d’impuissance devant la course à la croissance menée par les autorités locales et les groupes d’intérêt privilégiant le court terme. Idéologie volontariste qui a une longue histoire, bien avant 1978, avant même le Grand Bond en avant.

- Les écovilles en Chine. Du rêve nécessaire à la réalité marchande, revue Mouvements, 2009/4 (n° 60), pp. 29-36. (Environnement dégradé en raison de la croissance économique, du poids de la population et de la relative pénurie de ressources naturelles, avec des problèmes de pollution de l’eau, de l’air et de la terre. Dans ce contexte de crise écologique et de forte croissance de la population urbaine (surtout dans les villes moyennes) est né le concept d’écoville : villes vertes « zéro énergie » avec gestion efficace des déchets et modes de déplacement privilégiant vélo et transports collectifs. Mais surtout vitrines : ex. de Dongtan (东滩) dans l’île de Chongming, près de Shanghai, projet qui devait voir le jour pour l’Exposition universelle de Shanghai de 2010, mais gelé au bout de quatre ans de travaux, et de l’écovillage de Huangbaiyu (黃柏峪村), dans les montagnes du Liaoning, projet en panne, mais aussi Tianjin et le district de Mentougou (门头沟区) dans les montagnes à l’ouest de Pékin. ).

- La médecine chinoise et la tentation du patrimoine, Perspectives chinoises, 2011/3, pp. 14-22.

« Patrimonialisation » reflétée dans l’inscription en novembre 2010 de « L'acupuncture et la moxibustion de la médecine traditionnelle chinoise » sur la Liste de l’Unesco représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, outre deux autres listes nationales contenant des éléments médicaux. Son inscription en tant que patrimoine culturel met l'accent sur divers points problématiques, comme la transmission de maître à disciple, le caractère ambivalent de son enseignement, la question du caractère scientifique ou non de ses pratiques, l'industrialisation de sa pharmacopée. Se pose ainsi la question du rapport entre sauvegarde et dénaturation tout au long du processus d'inscription au patrimoine culturel.

 

Billet de blog

 

- « Wu Youxing Le jésuite et le polygraphe de Yangzhou à la recherche de la longue vie », Carnets du Centre Chine. Mis en ligne le 2 mars 2012. http://cecmc.hypotheses.org/6169

Wu Youxing (吴有性  1582-1652), épidémiologiste de la fin des Ming et du début des Qing ; pendant la désastreuse épidémie de la 15e année de l’ère Chongzhen (1642), deux ans avant la chute des Ming qu’elle a sans doute accélérée, il a écrit un traité sur cette épidémie, fondée sur sa propre expérience clinique. Il a été le premier à proposer une théorie de la cause d’une épidémie, le « Qi pestilentiel », en distinguant entre divers types de maladies, en recensant les modes de transmission et en proposant des traitements.
 

Traduction (de l’anglais)

 

- Science et civilisation en Chine, Joseph Needham, introduction « The shorter science and civilisation in China » (éd. abrégée établie par Colin A. Ronan), Philippe Picquier 1998.

Il s’agit de l’introduction à la série d’ouvrages sur l’histoire de la science, de la technologie et de la civilisation chinoises initiée en 1954 par l’historien britannique Joseph Needham et publiée par la Cambridge University Press. Needham a été le premier à louer les contributions scientifiques chinoises et à établir une histoire des sciences chinoises non eurocentrée. Il est parti de la question : la Chine étant techniquement supérieure à l’Occident avant le 16e siècle, pourquoi la science moderne ne s’y est-elle pas développée ?

 

Spécialiste des parfums, Frédéric Obringer a participé à l’exposition Parfums de Chine, la culture de l'encens au temps des empereurs » qui s’est tenue au Musée Cernuschi à Paris du 9 mars au 26 août 2018. À cette occasion, dans un article qui figure au catalogue de l’exposition, il est revenu sur l’histoire des parfums en Chine et les diverses sources qui permettent de les étudier et les connaître.

 

 

Présentation

 

Cette présentation sommaire sera complétée par l’entretien de deux heures avec Frédéric Obringer enregistré et filmé le 25 juin 2026 dans la fraîcheur de son Jardin du bambou bleu, à Mauperthuis.

 

   

 

 


 

     

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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