Sinologues

 
 
 
     

 

 

Sinologues contemporains

Roger Darrobers

par Brigitte Duzan, 28 avril 2026

 

Travaillant depuis plus de vingt ans sur Zhu Xi (朱熹), Roger Darrobers finit par se fondre dans ce grand penseur néo-confucéen qu’il ne cesse d’étudier sous un angle ou un autre en traduisant ses textes, au point que l’on aurait tendance à poser là un principe d’équivalence. Ce serait oublier tout ce qu’il a étudié, traduit et publié sur des sujets autres et aussi divers que le théâtre chinois ou l’œuvre de Liu Xinwu (刘心武).

 

 

Zhu Xi (1130-1200)

 

 

Premiers pas, du théâtre à Liu Xinwu

 

Il a commencé ses études de chinois en 1973 à Langues’O, comme on disait alors.

 

Pendant la période 1975-1977, il fait trois séjours à Taiwan qui lui permettent de découvrir et de se passionner pour le théâtre chinois traditionnel que l'on ne jouait plus alors depuis dix ans en Chine continentale. Puis, dès l’ouverture, en 1978-1980, il part en Chine continentale comme étudiant-boursier. Il passe la première année à Tianjin (天津), à l’université Nankai (Nankai daxue 南开大学) ; fondée en 1919 dans un climat d’ouverture sur l’étranger, l’université venait juste – en février 1978  – de reprendre ses activités après le hiatus de la Révolution culturelle. La ville se remettait juste du terrible tremblement de terre de Tangshan, survenu deux ans auparavant [1]. Tianjin avait été la ville la plus touchée, après Tangshan, près de 70 % des habitations avaient été endommagées. La ville était encore couverte de constructions de fortune pour abriter les personnes touchées par le séisme, se souvient Roger Darrobers : une ambiance de décombres.

 

Puis il passe l’année 1979-1980 à l’Institut central d’art dramatique de Pékin (Zhongyang xiju xueyuan 中央戏剧学院) où il suit les cours du professeur Zhu Zhaonian (祝肇年) sur l’histoire du théâtre chinois ancien (théâtre xiqu 戏曲) dont il était alors l’un des grands spécialistes en Chine. Pékinois d’origine mandchoue, Zhu Zhaonian était un grand lettré, également peintre, dans le style de Shitao (石涛). Il a publié plusieurs ouvrages sur le théâtre traditionnel dont le dernier en 1986 : « Six leçons sur l’écriture du théâtre chinois ancien » (《古典戏曲编剧六论》). Il est décédé en 1991 à l’âge de 66 ans, sans avoir réussi à se remettre du choc de la tragédie de Tian’anmen dont il avait été le témoin.

 

C'est l'époque, à Tianjin comme à Pékin, où les théâtres traditionnels (opéra de Pékin, Hebei bangzi [河北梆子] et autres) reprenaient vie et redevenaient au goût du jour après une interdiction de plus de dix ans : période féconde pour ces genres qu'on pensait ne plus revoir après une cure prolongée d'opéras révolutionnaires. 

 

Le théâtre chinois ancien

 

Roger Darrobers poursuit ensuite des recherches sur le sujet qui aboutissent en 1984 à une thèse intitulée « Le théâtre du Sud à partir du XIIe siècle et ses survivances actuelles dans la province du Fujian » - thèse de 3e cycle sous la direction de Robert Ruhlmann qui était professeur à l’Inalco, spécialiste de littérature chinoise, ancienne et moderne, et bien plus encore [2]. Il a laissé en Roger Darrobers le souvenir d’un professeur charismatique, perpétuellement dans l’action et dévoué envers ses étudiants, puis, en tant qu’inspecteur de chinois à l’Éducation nationale, toujours sur la brèche pour promouvoir l’enseignement du chinois dans les lycées – précurseur en cela des actions que mèneront à sa suite Maurice Coyaud, puis Joël Bellassen. Il est décédé d’un accident de voiture le 13 avril 1984, alors, justement, qu’il était en mission dans le Nord de la France au titre de son travail d’Inspecteur de chinois.

 

Quelques années plus tôt, encore étudiant de maîtrise, Roger Darrobers avait traduit avec son camarade Nicolas Chapuis « Le Jardin du repos » (《憩园》) de Ba Jin (巴金) ; le manuscrit de la traduction avait été accepté par Charles Belmont, fondateur de la collection « Pavillons » de Robert Laffont, qui a ensuite confié à Robert Ruhlman la direction de l’éphémère collection  « Pavillons/Langues'O » dont ce sera le premier titre, et presque le seul. Et comme les deux traducteurs avaient filé l’un en Chine l’autre en Mongolie, c’est à Ruhlmann qu’est incombée la tâche de la révision du manuscrit, avec madame Bai Yuegui [3].

 

L’intérêt de Roger Darrobers pour le théâtre ne s’est cependant pas arrêté là puisqu’il s’est encore concrétisé dans un Que-sais-je sur « Le Théâtre chinois » publié en 1995, mais aussi dans un livre illustré sur l’opéra de Pékin : « Opéra de Pékin. Théâtre et société à la fin de l’empire sino-mandchou » paru au creux de l’été 1998 aux éditions Bleu de Chine.

 

 

Opéra de Pékin, Bleu de Chine, 1998,

calligraphie de couverture par Fabienne Verdier

et iconographie par Jean-Marie Fégly

 

  

En 1989, Roger Darrobers complète ensuite sa thèse de 3e cycle par un travail complémentaire sous la direction de Jacques Pimpaneau qui était aussi professeur à l’Inalco, et auteur d’un ouvrage de référence sur l’opéra chinois classique : « Promenade au Jardin des Poiriers » initialement publié en 1983. Mais le sujet du « complément de thèse » de Roger Darrobers est différent : « Les réactions officielles chinoises à l'ambassade de Lord Macartney en Chine (1793) ». Les raisons de ce sujet sont à rechercher dans un travail de traduction réalisé pour … Alain Peyrefitte.

 

Enseignement, interprétariat et traduction

 

De 1981 à 1987, Roger Darrobers est professeur de chinois au lycée Michel Montaigne à Bordeaux, puis au lycée George Sand au Mée-sur-Seine, en Seine-et-Marne, et enfin à l’université de Nanterre à partir de 1988. Mais parallèlement, de 1985 à 1991, il est l’interprète d'Alain Peyrefitte, au cours de ses différents voyages en Chine.

 

Peyrefitte avait été le camarade de Ruhlmann à l’École normale supérieure, et il l’avait consulté alors que, après un premier voyage en Chine en juillet-août 1971 dans le cadre d’une mission parlementaire en pleine Révolution culturelle, il préparait, sur un coup de cœur, ce qui serait un grand succès de librairie : « Quand la Chine s’éveillera… » ; il rend d’ailleurs hommage à son camarade Ruhlmann, « celui sans lequel ce livre n'aurait jamais existé », dans la première édition de cet ouvrage parue en 1973. Alain Peyrefitte est ensuite revenu plusieurs fois en Chine, avec Roger Darrobers comme interprète, pour finir par publier la suite de son premier livre, en 1996, « La Chine s’est éveillée », après « L’Empire immobile » en 1989 et « La Tragédie chinoise » en 1990 (publié à chaud à la suite des événements de Tian’anmen).

 

En 1991, le même Alain Peyrefitte a publié, toujours chez Fayard et comme une suite à « L’Empire immobile », le premier volume d’une trilogie intitulée « Un choc de cultures », consacrée plus spécialement à la mission envoyée en 1793 par le monarque britannique George III auprès de l’empereur chinois Qianlong. Ce premier volume concerne « La vision des Chinois » de la fameuse mission (avant « Le regard des Anglais » et « L’œil des missionnaires »). La trame du récit historique de « L’Empire immobile » reposait sur des documents d’archives de la Cité interdite à Pékin : la correspondance, restée en grande partie secrète, entre l’empereur Qianlong et ses conseillers à l’occasion de la venue en Chine de Lord Macartney et de George Staunton. Dans le premier volume du « Choc de cultures », la « vision des Chinois » est décryptée à partir de cette correspondance impériale, documents qui sont présentés dans le livre dans l’ordre chronologique avec des commentaires soulignant les enjeux du « choc des cultures ».

 

Or ces documents officiels émanant des archives étaient inédits en traduction française. Dans cette optique, Roger Darrobers a participé, avec Pierre-Henri Durand, Sylvie Pasquet et Wang Guoqing, à l’équipe de traduction de ces documents.

 

 

Alain Peyrefitte, Un choc de cultures,

La vision des Chinois

 

 

De Nanterre à Pékin et retour

 

De 1988 à 2022, Roger Darrobers enseigne la langue et la civilisation chinoises à l'Université de Nanterre (Paris-Ouest), au département de LEA (Langues étrangères appliquées), une filière créée dans cette université, au sein de l'UFR des Langues et civilisations étrangères. Il publie alors plusieurs livres sur la langue chinoise.

 

Pendant cette période, de 1998 à 2002, il est détaché pendant quatre ans de l'université et occupe le poste d'attaché culturel, chargé du Livre et des Sciences humaines, au Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France en Chine à Pékin. C’est une période riche en rencontres qui mériteraient un volume entier de souvenirs.

 

À partir de 2002, il publie, aux éditions Bleu de Chine, une série de traductions, richement présentées et annotées, de nouvelles et d’essais de Liu Xinwu (刘心武), vieil ami dont Roger Darrobers continue de suivre les publications. Ces traductions se sont cependant achevées avec les « mémoires littéraires » de Liu Xinwu, « Je suis né un 4 juin », qui a clos la série et entériné la disparition de Bleu de Chine qui était devenue entre temps collection de Gallimard.

 

Et depuis 2005 : Zhu Xi !

 

Roger Darrobers se consacre depuis plus de vingt ans à la personne et à l’œuvre du penseur néoconfucéen des Song (du Sud), Zhu Xi (朱熹) ; à la fois philosophe, calligraphe et poète, il a opéré une synthèse du savoir confucéen à son époque en mettant au premier plan les préoccupations éthiques propres au confucianisme et la valeur fondamentale de l’étude et de la pratique morale. Sa pensée a été déterminante pour renouveler les fondements de l’idéologie politique impériale, tandis que ses commentaires et son travail éditorial sur les classiques confucéens ont établi les textes du programme des examens mandarinaux jusqu’à leur abolition en 1905.

 

C’est vers 2005 que Roger Darrobers a commencé à s'intéresser de près aux textes politiques et philosophiques de Zhu Xi. Ce n’était pas une lubie soudaine, il s’y intéressait depuis longtemps, surtout depuis 1997 quand était parue, au Sichuan, une édition de textes de Zhu Xi, ponctuée. Mais il avait également lu les ouvrages du professeur Chen Lai (陳來/陈来), éminent philosophe et historien de la philosophie, doyen de l’Institut des Etudes Nationales de Pékin [4], dont les recherches portent sur le confucianisme et le néoconfucianisme, des Song aux Qing, et sur le confucianisme moderne. En 1988, Chen Lai avait publié une première somme de ses recherches sur la philosophie de Zhu Xi (《朱熹哲学研究》), suivie l’année suivante d’une « Étude chronologique et critique des lettres de Zhu Xi » (《朱子书信编年考证》) et rééditée en 2000.
 

À l’époque, cependant, Roger Darrobers était submergé par le travail au service culturel de l'ambassade et ne pouvait pas s’occuper d’autre chose. Ce n’est qu’en 2010 qu’il a réussi à rencontrer Chen Lai. Il a réalisé un entretien avec lui qui a été publié dans « Le coin des penseurs » de l’Institut Ricci dirigé par le père Michel Masson et madame Zhao-Hominal [5].

 

La pensée de Zhu Xi est cependant extrêmement difficile à comprendre en profondeur. Le travail de Roger Darrobers est donc précieux, d’autant plus que chacune de ses publications sur le sujet est une véritable explication de texte, en édition bilingue. Son étude sans doute la plus poussée à ce jour est celle, publiée en 2021, qu’il a consacrée au « notions » contenues dans l’œuvre de Zhu Xi : « Zhu Xi, éléments de philosophie confucéenne », ouvrage qui faisait suite, en le prolongeant, à celui paru en 2016 sous le titre « Zhu Xi et la synthèse confucéenne ». Les éléments évoqués dans le titre de 2021 sont les cinq concepts fondamentaux de la pensée de Zhu Xi : Faîte suprême (tàijí 太極), Principe ( ), Énergies ( ), Nature (xìng ) et Cœur (xīn ). L’ouvrage comporte un glossaire de 125 pages qui aurait pu être une publication à part entière.

 

Roger Darrobers a également traduit une autre facette, souvent ignorée, de l’œuvre de Zhu Xi : sa poésie.

 

Il prépare maintenant une biographie du penseur-poète qui va lui demander encore de longues heures de travail en bibliothèque….

 


 

Traductions et autres publications [6]

 

Histoire du théâtre chinois

 

- Le Théâtre du sud (Nanxi) à partir du XIIe siècle et ses survivances dans l'actuel théâtre du Fujian (Thèse de 3e cycle, 1984).

- Le Théâtre chinois, PUF, Que sais-je ?, 1995

- Opéra de Pékin. Théâtre et société à la fin de l’empire sino-mandchou, Bleu de Chine, 1998.

 

Ouvrages sur la langue chinoise

 

- Les Radicaux dans l'écriture chinoise, Librairie Le Phenix, 1992 / 1997.

- Proverbes chinois, Seuil/Points Sagesses, 1996 / 2015.

- Éléments fondamentaux de la phrase chinoise (en collaboration avec Mme Xiaohong Xiao Planes), Éd. You-Feng, 1998.

 

Ouvrages sur Pékin

 

- Pékin au détour des rues et des ruelles. Quarante trajets pour s'égarer, dessins de Gao Xiang, calligraphie de couverture de Fabienne Verdier, Bleu de Chine, 2000 / 2003.

- Pékin scènes vues. Clichés noir et blanc de Tristan Chapuis, Bleu de Chine, 2002.

- Pékin, capitale impériale, mégapole de demain, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard/Histoire », 2008.

 

Traductions

 

- Le Jardin du repos (《憩园》) de Pa Kin (Ba Jin 巴金), cotrad. avec Nicolas Chapuis, révisée par Robert Ruhlmann et Bai Yuegui, Robert Laffont, coll. « Pavillon/Langues'O », 1979, coll. « Classiques Pavillons », 1984 et 2005, puis « Pavillons Poche », 2019.

- Mao intime : le chef de ses gardes du corps raconte, témoignage romancé de Quan Yanchi (權延遲), éditions du Rocher, 1991.

- À la recherche des esprits (Soushen ji 《搜神记》), récits extraits du recueil compilé par Gan Bao (干寶), trad. des chap. 17 et 20, trad. collective sous la direction de Rémi Mathieu, Gallimard/Connaissance de l’Orient, 1992.

- Manifeste à l’empereur adressé par les candidats au doctorat, de Kang Youwei (康有為), éd. You Feng, 1996.

 

Traductions annotées et commentées de textes de Liu Xinwu (刘心武) aux éditions Bleu de Chine :

- L’Arbre et la Forêt. Destins croisés, témoignages, 2003.

- La Cendrillon du canal, 2002.

- Poussière et sueur, 2004 - rééd. Gallimard/Folio, 2012.

- Poisson à face humaine, 2004 - rééd. avec La Cendrillon du canal en Gallimard/Folio-2€, 2012.

- La Démone bleue, 2005.

- Je suis né un 4 juin, mémoires littéraires, Gallimard/Bleu de Chine, 2013.

 

Zhu Xi, analyses et traductions, présentées et annotées

 

- Zhu Xi, Lu Jiuyuan, Une controverse lettrée, Correspondance philosophique sur le Taiji, en collaboration avec Guillaume Dutournier, Les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise, 2012.

- Mémoire scellé sur la situation de l’empire (戊申封事), Éditions You Feng, 2008, Les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise, 2013.

- Zhu Xi et la synthèse confucéenne, Seuil/Points Sagesses, 2016.

- Zhu Xi, éléments de philosophie confucéenne, Faîte suprême, Principe, Énergies, Nature et Cœur. Éd. You Feng, 2021.

- L'invariable milieu commenté par section et par phrase (Zhongyong zhangju ), Les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise, 2025.

 

Poèmes traduits et annotés, en édition bilingue :

- Poèmes des monts Wuyi (武夷山詩三十三首), 32 poèmes, éd. You Feng, 2022.

- Poèmes du Vallon aux nuages, 40 poèmes précédés du « Mémoire sur le Vallon aux nuages », éd. You Feng, 2024.

 

 

Poèmes du Vallon aux nuages

 

 


 

À écouter en complément

 

Intervention le 21 juin 2018 au Collège de France dans le cadre du colloque « Autour du Traité des rites (Liji) : de la canonisation du rituel à une société ritualisée » : « Le Yili est le classique, le Liji l'explique : Zhu Xi et le Yili jingzhuan tongjie… »  [en référence aux commentaires de Zhu Xi sur le Yili (《儀禮》), c’est-à-dire le volume « Rituels » du Livre des rites : 《儀禮經傳通解》]

https://www.youtube.com/watch?v=nTGed8IqJ6g

 


 

À lire en complément

 

Le billet de Pierre Kaser en date du 9 novembre 2024 sur les ouvrages de Roger Darrobers sur Zhu Xi.

 

 

 

[1] Un séisme qui a détruit la ville de Tangshan (à 140 km de Tianjin) en quelques minutes dans la nuit du 28 juillet 1976. Un séisme sur lequel le pouvoir a fait silence pendant des années et qui reste un sujet sensible. Voir « Aftershock » et le livre de James Palmer « Heaven Cracks, Earth Shakes ».

[2] Roger Darrobers lui a consacré une note en bas de page de sa traduction des Mémoires de Liu Xinwu (« Je suis né un 4 juin », chapitre 27, p. 479) :

« Robert Ruhlmann (1920-1984), professeur à l'Institut national des Langues orientales (Inalco) et inspecteur de chinois au ministère de l'Education nationale. En 1980, il a contribué à la venue à Paris de plusieurs écrivains chinois (Ai Qing, Gao Xingjian, Kong Luosun, Luo Baiyu, Ma Feng, Wu Zuguang) pour participer à un colloque ;  voir La Littérature chinoise au temps de la guerre de résistance contre le Japon (1937-1945), Editions de la Fondation Singer Polignac, 1982. Voir aussi, Robert Ruhlmann, "Le théâtre chinois aujourd'hui : impressions d'un spectateur à Pékin, en janvier et février 1979", Journal asiatique, 1979, p. 482. » 

[3] Voir Nicolas Chapuis, Note complémentaire sur « Le Jardin du repos », d’après les souvenirs de Roger Darrobers.

[4] Né à Pékin en 1952, après son agrégation, Chen Lai a été de 1985 à 1990 l’assistant de Feng Youlan (馮友蘭) à l’université de Pékin avant de poursuivre une brillante carrière.

[5]  « Coin des penseurs » qui a continué à être édité jusqu’en septembre 2024.

[6] Sans compter les nombreux articles parus dans des revues ou les chapitres de livres.

Par exemple, l’un des premiers : un article sur le « Faîte suprême » (tàijí 太極) paru dans l’anthologie « Les grandes heures de la pensée chinoise, de la dynastie des Song au XXe siècle » qui devait paraître aux éditions du Cerf, mais qui – ces éditions ayant sombré –  est finalement parue aux Indes savantes, collection « Mondes chinois », sous la direction de Jean-Claude Pastor. L’article était en fait une communication à un colloque dont les actes étaient introuvables. Problème récurrent, les Indes savantes ont sombré à leur tour, mais l’ouvrage est à la Bulac, à l’Inalco.

 

     

 

 

 

 

     

 

 

 

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