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Simon Leys / Pierre Ryckmans
1935-2014
Présentation
par
Brigitte Duzan, 31 décembre 2025
Né Pierre
Ryckmans, écrivain, traducteur, critique littéraire, historien
d’art et sinologue, Simon Leys aura été le premier à dénoncer
l’aveuglement des intellectuels et universitaires français en
publiant en 1971 une dénonciation en règle du régime maoïste en
pleine Révolution culturelle. Il ne cessera ensuite de
pourfendre le régime pour mieux défendre le pays et sa culture,
joignant à très sérieux travaux d’érudition classique de
brillants pamphlets politiques qui n’en restent pas moins d’une
grande qualité littéraire.
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Pierre Ryckmans, alias Simon Leys |
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Pierre Ryckmans d’abord
Né le 28
septembre 1935 à Uccle, commune huppée de Bruxelles, il est le
fils d’un éditeur et le descendant d’une lignée d’hommes
politiques conservateurs, neveu entre autres d’un gouverneur
général du Congo belge mais aussi d’un professeur de
l’université de Louvain spécialiste mondial de l’épigraphie
arabe.
Après avoir
commencé par des études de grec et de latin dans un collège
diocésain, il s’inscrit en 1953 en droit et histoire de l’art à
l’université de Louvain tandis que ses intérêts le poussent vers
le dessin, la peinture et les lettres (outre la navigation à
voile). Mais, en 1955, son père meurt. En mai, il part en Chine
avec une délégation de jeunes Belges invités par Zhou Enlai qui
invitait beaucoup, offrant à ses hôtes médusés l’image d’une
Chine chromo comme un décor de théâtre. Et le jeune Ryckmans est
du nombre des médusés : voyage initiatique qui décide de son
itinéraire à venir. De retour en Belgique, il commence à
apprendre le chinois et s’initie à la calligraphie tout en
achevant ses études d’art.
Celles-ci
terminées, en 1959, il obtient une bourse du gouvernement de
Chiang Kai-shek et part à Taiwan où il poursuit des études dans
la section Beaux-Arts de l’Université nationale, en travaillant
sur la peinture chinoise en vue d’un doctorat. En 1960, il passe
six mois au Japon et commence à apprendre le japonais en donnant
des cours de français. En janvier 1962, il doit repartir en
Belgique pour faire son service militaire. Il embarque sur un
vieux cargo chinois et traverse le Pacifique déchaîné en plein
hiver en lisant « Two Years Before the Mast » de Richard Henry
Dana et « Les Voyages de Gulliver » de Jonathan Swift ; fin
février, il débarque aux États-Unis, traverse le continent en
bus Greyhound et quitte New York fin avril pour rejoindre Le
Havre. Arrivé en Belgique, il termine d’abord son mémoire de fin
d’études en histoire de l’art.
En juin 1961,
une réforme est promulguée en Belgique qui permet de remplacer
le service militaire par un service civil. Le jeune Ryckmans
obtient le statut d’objecteur de conscience et part effectuer
trois ans de coopération, d’abord à Singapour où il étudie et
enseigne à l’université chinoise de Nanyang (南洋大学).
Mais il est soupçonné d’être procommuniste et part à Hong Kong
où il reste deux ans. Il y mène une vie de bohême avec trois
amis, partageant avec eux une misérable « cahute », selon ses
propres termes, dans un bidonville de Kowloon abritant des
réfugiés. Il l’a dépeint dans l’introduction à son recueil
d’essais de 2012 intitulé, justement, « Le Studio de
l’inutilité » (無用堂) :
« Pour s’y
rendre de nuit, il fallait se munir d’une lampe électrique car
il n’y avait là ni routes ni réverbères – seulement un dédale de
sentes obscures qui louvoyaient dans un chaos de baraques
boiteuses. Un égout à ciel ouvert longeait le sentier et de gros
rats déboulaient sous les pieds des passants.
… Nous ne
disposions que d’une salle commune où nous dormions sur des
couchettes superposées. Cette pièce était encombrée d’un fatras
de bouquins et d’effets divers ; c’eût été un véritable taudis
n’était-ce que sa crasse et son désordre se trouvaient
spectaculairement rachetés par une œuvre de mon ami, une grande
calligraphie en style sigillaire classique accrochée au mur :
Wu Yong Tang
無用堂, le
Studio de l’inutilité. Interprétée de façon littérale, cette
inscription aurait pu présenter une touche d’humour et
d’autodérision ; en fait elle comportait un double sens … elle
faisait allusion au « Classique des mutations » (Yijing《易经》)
… dans lequel il est écrit que « le dragon du printemps est
inutile », ce qui signifie (selon un commentaire traditionnel)
que, dans leur jeunesse et leur période de formation, les
talents des hommes supérieurs (et promis à un brillant avenir)
doivent rester cachés. »
(Le Studio de l’inutilité, En guise de liminaire
)
Cependant,
continue-t-il, « ce furent des années intenses et joyeuses […],
l’étude et la vie ne formaient qu’une seule et même entreprise,
d’un intérêt inépuisable… »
En février
1964, il épouse la journaliste taïwanaise Chang Han-fang (张涵芳)
qui lui donnera quatre enfants. En 1966, il termine son doctorat
avec une thèse sur Shitao (石涛)
intitulée « Les propos sur la peinture du moine
Citrouille-Amère. Contribution à l'étude terminologique des
théories chinoises de la peinture », traduction commentée du
traité sur la peinture de Shitao, peintre du début des Qing
surnommé « le moine Citrouille-Amère » ( 苦瓜和尚).
La thèse sera publiée en 1970 par l'Institut belge des hautes
études chinoises à Bruxelles.
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Propos sur la peinture du moine Citrouille-Amère |
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En 1970 aussi
paraît « La vie et l’œuvre de Su Renshan », autre ouvrage sur un
peintre chinois, excentrique celui-là, et peu connu, « oblitéré
par son temps » dira Pierre Mertens. Le jeune Ryckmans semble
avoir été fasciné par cette errance d’artiste solitaire
peut-être devenu fou, ou rebelle, ou les deux, mais doué d’une
« déconcertante inventivité ». Un cas, Su Renshan (蘇仁山),
dit Ryckmans en
introduction à cet ouvrage.
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La
vie et l’œuvre de Su Renshan, rebelle, peintre et
fou |
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En attendant,
à Hong Kong, il donne des cours au New Asia College, la future
Université chinoise, ainsi qu’à l’Alliance française. Mais cela
ne lui permet pas de vivre : il aborde alors la Chine sous un
autre angle, passant du culturel au politique. De 1967 à 1969,
il complète ses émoluments par un rapport, tous les quinze
jours, pour la délégation diplomatique belge à Hong Kong, sur
les événements qui se déroulent en Chine (c’est le début de la
Révolution culturelle). Ces rapports sont en fait fondés sur les
analyses d’un bulletin hebdomadaire, le China New Analysis du
jésuite hongrois László Ladány, auquel les ambassades et
consulats à Hong Kong étaient abonnés. D’après ce qu’aurait
reconnu Leys lui-même,
ce sont plus particulièrement les numéros de mai à juillet 1969
qui ont inspiré son ouvrage « Les habits neufs du président
Mao ». Cependant, après la parution du livre, Leys a indiqué
plus précisément ses sources, qui incluent aussi la presse
communiste chinoise, la presse de Hong Kong et diverses sources
complémentaires.
L’ouvrage est
publié en 1971 aux éditions situationnistes Champ libre de
Gérard Lebovici à Paris, avec en couverture la photo du
« Président Mao dans son grand manteau » prise en 1954 sur la
plage de Beidahe, œuvre de Hou Bo (侯波),
photographe officielle de Mao de 1949 à 1962 avec son mari Xu
Xiaobing (徐肖冰).
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Les
habits neufs du président Mao, édition originale |
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Le titre est
une référence au conte d’Andersen « Les habits neufs de
l’empereur » dans lequel, l’empereur ayant décidé de sortir nu,
seul un enfant a l’audace de s’écrier « L’empereur est nu ! ».
La thèse défendue dans le livre est que la Révolution culturelle
a été lancée par Mao et Zhou Enlai pour reprendre les rênes du
pouvoir en lançant les étudiants dans la rue et apparaît donc en
fait comme une lutte pour le pouvoir menée par Mao et son
entourage par le biais d’un mouvement de masses.
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Alias Simon Leys
L’ouvrage
paraît sous le nom de plume de Simon Leys : Simon comme le
prénom originel de l’apôtre Pierre et Leys en hommage au « René
Leys »
de
Victor Segalen.
Il fait l’effet d’un coup de tonnerre et, selon les termes du
philosophe Alain Badiou, « de bombe iconoclaste » dans les
milieux maoïstes qui encensaient aveuglément Mao et sa
révolution. Le livre provoque tout particulièrement la colère de
la grande prêtresse du maoïsme européen, Maria-Antonietta
Macciocchi, qui s’était tournée vers le maoïsme après sa rupture
avec le PCI et avait publié au Seuil, en juin 1971, la
traduction de son magnum opus « De la Chine ».
On se
souviendra de la fameuse émission de Pivot où Leys était
confronté à la thuriféraire en chef du maoïsme qui, en 1983,
n’avait toujours pas viré sa cuti et où, avec son humour
cinglant, Leys démontait son discours en suggérant que « toute à
sa lecture du "Petit Livre rouge", elle n’avait sans doute pas
remarqué les cadavres glissant au fil de l’eau du Yangtsé. »,
cadavres qui n’étaient pas tombés à l’eau par hasard… Leys avait
fait « du mensonge niais et du mensonge méchant son terrain
d’élection », dira Michel Crépu dans son superbe
hommage post-mortem
paru dans la Revue des deux-mondes, et il avait « l’ironie
limpide qui tire sa clarté du mensonge découvert ».
Simon Leys sur
le plateau d’ « Apostrophes », 27 mai 1983
https://www.dailymotion.com/video/x2b7aa3
On n’en finirait pas de citer tous ceux qui, à la sortie des
« Habits neufs », se sont élevés pour attaquer violemment Simon
Leys, dont beaucoup ne connaissaient pas la Chine et
pratiquaient encore moins sa langue. Même le journaliste du
Monde diplomatique Jean Daubier, qui avait pourtant travaillé en
Chine au début de la Révolution culturelle, a estimé, dans un
article de décembre 1971,
qu’il s’agissait d’« une anthologie de ragots circulant à
Hong-Kong depuis des années et qui ont une source américaine ...
Il est significatif que l'auteur n'ose guère citer ses sources
[...] »
Ce genre
d’opinion selon laquelle Leys avançait des théories non prouvées
était courante dans les cercles germanopratins. Ce n'est que
trente ans plus tard, dans un article élogieux du Monde d’avril
1998 intitulé « Deux et deux font quatre » à propos de la
réédition des « Habits neufs » dans les « Essais sur la Chine »,
que Philippe Sollers
reconnaîtra la justesse des analyses de Simon Leys : « Trente
ans ont passé, et la question reste fondamentale. Disons-le donc
simplement : Leys avait raison, il continue d’avoir raison,
c’est un analyste et un écrivain de premier ordre, etc. »
C’est peut-être tout simplement qu’on en a fini avec la
fascination romantique pour le maoïsme et le mythe de sa
révolution.
Peu de temps
plus tard, à l’automne 1971, la République populaire fait son
entrée aux Nations unies. La Belgique renoue les relations
diplomatiques entre les deux pays et, le 11 avril 1972, ouvre
une ambassade à Pékin. Sous le nom de Pierre Ryckmans, Simon
Leys y est nommé attaché culturel aux côtés de l’ambassadeur
Jacques Groothaert et de Patrick Nothomb ;
il y restera six mois, et en profitera pour voyager. En mai
1972, il visite les provinces du Henan, du Shaanxi, et dans le
Shanxi la brigade modèle de Dazhai (大寨),
dont il parle dans son ouvrage « Ombres chinoises », puis il va
dans le sud, à Canton, et en octobre, avec Patrick Nothomb, à
Wuhan, puis à Changsha et Shaoshan, en visitant la maison de
Mao.
En 1971, Leys
avait tenté de se porter candidat à un poste universitaire à
Paris. Il finit par accepter un poste de trois ans à
l’université de Canberra où il s’installe avec sa femme et ses
enfants. Le poste est renouvelé, Leys reste en Australie. De
1987 à 1993, il est directeur du département des études
chinoises de l’université de Sydney. Il décide alors de prendre
sa retraite, ne trouvant plus dans l’enseignement universitaire
l’humanisme qu’il considérait essentiel et déplorant la course
croissante aux diplômes.
Tel un lettré
attardé dans un siècle qui n’est plus le sien, il se consacre
dès lors essentiellement à l’écriture.
Atteint d’un
cancer, il meurt le 11 août 2014 à Sydney.
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Une œuvre foisonnante
Après « Les
habits neufs du président Mao », il publie en 1974 et 1976 deux
recueil d’essais – « Ombres chinoises » et « Images brisées » –
les trois apparaissant comme une trilogie, réédités en 1998 avec
divers autres essais et articles sous le titre unique « Essais
sur la Chine ».
En 1983, sous
le titre « La forêt en feu » paraissent des essais sur la
culture et la politique où Leys exprime tout son amour pour une
civilisation mise à mal par un régime barbare. La Chine lui
apparaît dès lors comme un monde menacé dans son universalité et
il voit dans la pratique des arts le moyen d’assurer son
sauvetage et sa pérennité en tentant de retrouver harmonie et
unité des choses. Comme le dit Shitao dans son traité : la
peinture est elle-même univers.
Pour parler de
la Révolution culturelle qui mieux qu’Orwell pour en dresser le
scénario ? C’est vers lui que Leys revient en 1984, dans
« Orwell et l’horreur de la politique », pour faire ressortir
que c’est justement en mettant la littérature au premier plan,
par des moyens purement littéraires, que cet auteur a réussi à
démonter les mécanismes de la machine totalitaire et
idéologique.
Tous les
essais de Leys nous aident à mesurer, à comprendre ce qui nous
ramène à la Chine, et nous en sépare. Mais ses traductions
aussi, à commencer par Confucius et Lu Xun, car c’est finalement
la littérature qui le passionne le plus, et l’incite à dialoguer
avec des écrivains dont il se sent proche, Segalen en
particulier auquel il a emprunté son nom de plume et dont il a
tenté de reconstituer le voyage dans son ouvrage de 1991
« L’humeur, l’honneur, l’horreur ».
Simon Leys a
été un traducteur émérite et, dans « L’Ange et le cachalot »
paru en 1998, il a regroupé une série d’articles ou de préfaces
datant de la dizaine d’années précédente, sur la Chine, la
littérature et les problèmes de la traduction (en théorie et
pratique) – dont une traduction, dédiée à Étiemble, des
« trente-trois délices » de Jin Shengtan (金圣叹)
,
délices qui ressemblent beaucoup à ceux, paisibles, vécus « au
fil inconstant des jours » (《浮生六记》)
de
Shen Fu (沈復) :
tout un art de vivre loin des turbulences du temps.
Quant à la
traduction de l’autobiographie de Guo Moruo, parue en 1970, il
serait intéressant de la relire : on voit là un esprit brillant
qui expose ses états d’âme et jusqu’à ses pulsions intimes, à un
moment où il était au sommet de son art ; et c’est ce même
personnage qui va ensuite chercher les honneurs, accepter les
compromissions, répudier ce qu’il avait aimé et cultivé. Belle
leçon que Leys nous propose en rappelant que c’est condamner son
talent que de pactiser non tant avec le diable comme chez Goethe
qu’avec un régime corrompu et inhumain. Leys n’aura jamais été
plus actuel.
Il le reste
tout particulièrement comme témoin de son temps qui est aussi le
nôtre, finalement, mais en esthète, en lettré aurait-on dit
autrefois, en tissant son double propos sous un double nom avec
un style ciselé et un humour féroce. Il faut relire Leys
aujourd’hui que le discours dominant est toujours à sens unique,
mais à un degré bien plus subtil.
« Écrire, a
dit Kafka, c’est sortir du rang des meurtriers ». En sortir par
la littérature pour pouvoir mieux s’insurger en cultivant comme
Orwell la haine du politique. Toute l’œuvre de Simon Leys est à
lire à cette aune-là.
Sources
bibliographiques
Pierre
Mertens, Discours de réception de Simon Leys à l’ Académie
royale de langue et de littérature françaises de Belgique à
Bruxelles, le 30 mai 1992 [en
ligne].
Publications
Traductions
(Pierre
Ryckmans)
-
Six récits au fil inconstant des jours (《浮生六记》),
de
Shen Fu (沈復),
traduit et annoté, éd. originale Larcier, 1966. Christian
Bourgois, 1982. 10/18, 1998.// réédité sous le nom de Simon
Leys, J.C. Lattès, 2009. Libretto, 2023.
-
Autobiographie : Mes années d’enfance (《沫若自传/
少年时代》)
de Kouo Mo-jo (Guo Moruo
郭沫若),
Gallimard, coll. « Connaissance de l'Orient », 1970.
- La mauvaise
herbe (《野草》)
de
Lu Xun (魯迅),
10/18, 1975.
- Le préfet
Yin (《尹縣長》)
et autres histoires de la Révolution culturelle, six nouvelles
de
Chen Ruoxi (陳若曦),
Denoël, 1980.
- Les
Entretiens de Confucius, Gallimard, 1987.
Sur la
peinture
- Les propos
sur la peinture du moine Citrouille-amère, traduction et
commentaire du traité de Shitao (石涛)
avec glossaire des termes philosophiques, esthétiques et
techniques. Édition originale 1970 sous-titrée « Contribution à
l'étude terminologique des théories chinoises de la peinture ».
- La vie et
l'œuvre de Su Renshan, rebelle, peintre et fou, 1814-1849.
Centre de Publication de l'U.E.R. Extrême-Orient Asie du Sud-Est
de l'Université de Paris, 1970 (4 cahiers en deux volumes
brochés à l’asiatique). Prix Stanislas Julien, de l'Académie des
inscriptions et belles-lettres.
Essais
(Simon
Leys)
- Les habits
neufs du président Mao,
Champ libre, 1971. Naissance de Simon Leys.
- Ombres
chinoises, 10/18, 1974.
Nouvelle édition augmentée,
préface de Jean-François Revel, Les Belles Lettres, 2025,
- Images
brisées, Robert Laffont, 1976
- La forêt en
feu : essais sur la culture et la politique chinoises, Hermann,
1983
- Orwell ou
l’horreur de la politique, Hermann, 1984
- L’humeur,
l’honneur, l’horreur : essais sur la culture et la politique
chinoises, Robert Laffont, 1991
- L’ange et le
cachalot, Seuil, 1998
-
Protée et autres essais, Gallimard, 2001.
- Les
naufragés du Batavia suivi de Prosper,
Arléa, 2003
- Les idées
des autres, idiosyncratiquement compilées pour l’amusement des
lecteurs oisifs, Plon, 2005
- Le bonheur
des petits poissons. Lettres des Antipodes, Jean-Claude Lattès,
2008
- Le
studio de l’inutilité, Flammarion, 2012
- La
Chine, la mer, la littérature, Espace Nord, 2018
Roman
- La
mort de Napoléon, Hermann,
1986, rééd. Espace Nord, 2021 – réédition accompagnée d’un
dossier pédagogique.
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