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Zhang Xianliang
张贤亮
Présentation
介绍
par Brigitte Duzan, 28 février 2011
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Zhang Xianliang (张贤亮)
est un de ces nombreux intellectuels chinois qui furent
condamnés comme droitiers à la fin des années 1950 et passèrent
des années en camp de rééducation, voire en prison. Dans son
cas, cela représente plus de vingt ans de son existence. Ses
écrits sont le reflet direct, et pour la plupart
autobiographique, de cette expérience qui fut aussi un exil
intérieur.
Condamnation
pour un poème
Zhang Xianliang est né
en décembre 1936 à Nankin. Son père était un personnage
important. Il avait étudié à Harvard, et était revenu en Chine
après l’incident de Mukden (le 18 septembre 1931) qui marqua le
début de l’invasion de la Chine par l’armée japonaise. C’était
un industriel, mais aussi un homme politique dans la mouvance du
Guomingdang, ce qui lui valut d’être accusé d’espionnage et
emprisonné en 1952.
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Zhang Xianliang
(张贤亮) |
Il mourut en prison en
1954, et Zhang Xianliang, qui avait alors 18 ans, dut renoncer à
poursuivre des
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La
province du Ningxia |
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études universitaires pour assumer la charge de
sa mère et sa jeune sœur. Il partit avec elles pour les
montagnes du Helan (贺兰山),
au nord de la
province du Ningxia, où, en 1956, il devint enseignant dans une
école de cadres, à Yinchuan (银川).
C’est alors qu’il
commence à écrire des poèmes dont la renommée se répand dans les
cercles littéraires de la région.
En juillet 1957, l’un d’eux, un poème plein de lyrisme
intitulé « Le chant du grand vent » (《大风歌》)
est publié dans le mensuel littéraire ‘Yanhe’ (《延河》)
et suscite
aussitôt une vive controverse. Le 1er septembre 1957,
le Quotidien du Peuple (《人民日报》)
publie un article intitulé « Dénonciation du Chant du grand
vent »
(《斥大风歌》) : on est en pleine campagne anti-droitiers,
le poème est considéré
comme anti-Parti et sa pensée hostile au socialisme (1).
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Dès lors, le poème
devient emblématique, Zhang Xianliang est condamné comme
« droitier » (右派),
et il est envoyé
dans un camp de rééducation par le travail proche de Yinchuan.
C’est le début d’une
existence de prisonnier qui va durer plus de vingt ans, avec de
brèves périodes de rémission, et des
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nuances dans les peines
appliquées ; il a passé la majorité de son temps en prison ou en
camp de rééducation, láogǎi
(劳动改造,
ou劳改)
ou láojiào
(劳动教养,
ou劳教),
la différence
essentielle étant que le premier est une condamnation après
jugement, le second seulement le résultat d’une procédure
administrative, donc facile à prononcer, et, une fois prononcé,
sans recours.
Il a fait les frais de
toutes les campagnes politiques, le ‘chapeau’ de droitier ne le
quittant plus, une tentative d’évasion avortée en 1961
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les montagnes du Helan
(贺兰山) |
ayant entraîné un
nouveau durcissement de sa situation, assorti d’une nouvelle
condamnation. Pendant la Révolution culturelle, il fut encore
accusé d’être un révisionniste contre-révolutionnaire (“反革命修正主义分子”),
ce qui lui valut, en 1970, d’être envoyé faire du défrichage
dans une unité militaire
(兵团)…
Il a ainsi passé 22 ans
au Ningxia, à être emprisonné puis relâché, puis à nouveau
emprisonné (一种抓了放,放了抓的状态),
mais assigné à travailler dans des fermes d’Etat même quand il
ne l’était pas, avant d’être finalement réhabilité, en septembre
1979. Il avait 43 ans.
Dans un article
intitulé « Propos absurdes à longueur de pages » (《满纸荒唐言》),
il a décrit ses déboires personnels et expliqué ses conceptions
littéraires ; on y trouve en particulier le commentaire suivant
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“一个人在青年时期的一小段对他有强烈影响的经历,他神经上受到的某种巨大的震撼,甚至能决定他一生中的心理状态,使他成为某一种特定精神类型的人……如果这个人恰恰是个作家,那么不管他选择什么题材,他的表现方式,艺术风格,感情基调,语言色彩则会被这种特定的精神气质所支配。”
« Un bref instant de sa jeunesse peut avoir pour quiconque des
répercussions terribles, il peut en être fortement ébranlé,
cela peut même déterminer son état mental pour tout le restant
de son existence, faire de lui quelqu’un doté d’un type
d’esprit très particulier… Et s’il s’agit d’un écrivain, quel
que soit le sujet sur lequel il choisisse d’écrire, son mode
d’expression, ses caractéristiques stylistiques, son ton
émotionnel, son style même, tout sera étroitement dépendant de
cet état d’esprit. »
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« Le chant du grand vent »
(《大风歌》) |
C’est toute sa vie qui
se reflète dans son œuvre, mais nimbée d’humanisme, de sagesse
et de poésie,
Récits
autobiographiques
En 1980, la page est
enfin tournée : il recommence à écrire, est nommé rédacteur de
la revue littéraire du Ningxia « Le nord » (《朔方》),
devient membre
de l’Association nationale des écrivains et écrivain
professionnel en 1981.
Publiées en 1980 et
1983 et aussitôt couronnées du
prix de la meilleure nouvelle de l’année, ses deux
premières nouvelles, « L’âme et la chair » (《灵与肉》)
et « Xiao’er Buluke » (《肖尔布拉克》), sont caractéristiques de son œuvre, par leur style, leur cadre et leur
thème. La première est la plus connue, d’abord parce qu’elle a
été amplement traduite, mais aussi parce qu’elle a été adaptée
au cinéma par le grand réalisateur Xie Jin (谢晋)
sous le titre « Le gardien de
chevaux » (《牧马人》).
La seconde est
l’histoire émouvante d’un jeune garçon de 17 ans qui, en 1960,
part au Xinjiang pour tenter d’échapper à la famine qui décime
son village (2) ; c’est le récit, écrit à la première personne,
de son apprentissage de la vie et de son éveil à l’amour (3).
En 1984, « Mimosa »
(《绿化树》)
reprend le même thème : la famine du début des années 1960. Un
jeune garçon, Zhang Yonglin (章永璘),
survit dans un camp en volant leur nourriture aux rats ;
transféré dans une ferme d’Etat, il y fait la connaissance d’une
jeune femme illettrée, mais pleine de ressources, qui le ramène
à un semblant de normalité. Il est cependant emprisonné pour
avoir incité un autre prisonnier à s’enfuir. Quand il est
relâché, six ans plus tard, il apprend que Mimosa est repartie
dans son Qinghai natal. A la fin de la nouvelle, à Pékin en
1983, Zhang Yonglin a une pensée émue pour les gens simples
comme Mimosa qui l’ont aidé à devenir une personne plus
accomplie.
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« La moitié de l’homme, c’est la femme »
(《男人的一半是女人》) |
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On retrouve le
personnage de Zhang Yonglin dans la nouvelle suivante, publiée
en 1985, et sans doute l’une des plus connues de Zhang
Xianliang : « La moitié de
l’homme, c’est la femme » (《男人的一半是女人》). Nous sommes en 1967,
Zhang Yonglin travaille maintenant dans une commune rurale ; un
jour, il aperçoit une jeune femme qui se baigne nue dans la
rivière... Il la rencontre à nouveau huit ans plus tard et
l’épouse, mais il demeure impuissant, pendant leur nuit de noce
et après, si bien que sa femme finit par prendre un amant. Ayant
fait
preuve d’héroïsme pendant une inondation, cependant, Zhang
Yonglin récupère, avec son pouvoir sexuel, l’amour de sa femme
et le bonheur.
L’impuissance de Zhang
Yonglin est évidemment une métaphore de celle de toute une
génération d’intellectuels chinois privés de parole et
« stérilisés » par le pouvoir communiste. Publiée dans le climat
de fièvre culturelle du
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milieu des années 1980,
la nouvelle fit cependant scandale à sa sortie, par ses
sous-entendus métaphoriques autant que par la rupture avec la
morale puritaine de l’époque maoïste, par sa contestation
politique autant que par l’érotisme du récit. Au-delà de ces
deux aspects, elle reste une œuvre attachante par l’humanisme
avec lequel Zhang Xianliang proclame sa foi dans un renouveau
des forces créatrices dans la Chine post maoïste.
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En 1989, il publie un
roman, « La mort est une habitude » (《习惯死亡》),
aussi intéressant par la forme que par le fond. Il commence par
cette phrase :
« 我记不清楚我从什么时候开始想杀死他。当然那肯定是我和他分离之后。»
Je n’arrive pas à me rappeler nettement à quel moment j’ai commencé à
vouloir le tuer. C’était bien sûr, forcément, après que nous
nous soyons séparés…
Je et tu sont en fait
deux voix qui appartiennent à la même personne, schizophrénique.
En fait, ce que Zhang Xianliang veut dire, c’est que, pour
pouvoir survivre à travers les turbulences politiques des années
50 et 60, il fallait vivre comme si l’on était mort. C’est ce
qu’explique le ‘je’ de son personnage : que la mort était
devenue pour ‘lui’ une seconde nature, mais qu’il n’avait pas le
courage de mourir, ‘je’ tentais donc de l’y aider… Dans le reste
du récit, il décrit l’horreur des camps et la confrontation avec
la mort, y compris dans des simulacres d’exécution qui laissent
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« La mort est une habitude »
(《习惯死亡》) |
les vivants avec un
sentiment de survie improbable et illusoire.
Le livre n’est pourtant pas dénué d’humour, comme
tous les autres ouvrages de l’auteur. Il y explique par exemple
que la rédaction des autocritiques par les générations
d’intellectuels leur a été bénéfique à plusieurs titres :
« Les intellectuels chinois, qui ont subi plus de vingt ans de
critiques, luttes, aveux, autocritiques, examens de conscience,
repentirs, grandes et petites réunions, exhibitions en public,
interrogatoires impromptus... excellent tous dans l’art de
parler. Les mouvements politiques qui se déclenchent constamment
en Chine ont formé sans cesse de grands contingents de ces
maîtres de la langue. Ceux qui ne savaient pas parler sont tous
morts. C’est leur faute, ils n’avaient qu’à savoir. Les
survivants sont tous de beaux parleurs, c’est l’art d’écrire
leur autocritique qui les a sauvés. Les Chinois qui ont survécu
savent tous rencontrer le goût de l’auditeur et choisir le
parler qui convient ».
Dans ce livre, écrit au
long de voyages à l’étranger qui fournissent un sentiment tout
aussi illusoire de liberté, Zhang Xianliang médite en fait sur
un aspect des mêmes questions qui le hantent toujours : comment
vivre une vie ‘normale’ et concevoir la mort après avoir passé
vingt ans en camp ?

Recueil des principales nouvelles |
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Cette vie dans les
camps, il y revient avec force détails et humour sardonique dans
le roman suivant, publié en 1992 : « Grass Soup » (《烦恼就是智慧》).
Rédigé à partir des entrées laconiques de son journal, datées de
juillet à septembre 1960, c’est une sorte de manuel de survie en
période de famine qui rappelle Primo Levi autant que
Soljenitsyne : le pire des camps n’était pas le tourment
physique de la faim, mais la torture morale, le but des camps
étant de briser toute résistance spirituelle.
« Grass Soup » est
complété par un second roman qui en est en quelque sorte la
suite, écrit aussi à partir de notes de journal rédigées en
camp, « My Bodhi Tree » (《我的菩提树》),
publié en 1994. L’arbre de la Bodhi, ou arbre de
l’éveil, est
l’arbre sous lequel Siddhartha Gautama était en méditation quand
il eut la révélation de la connaissance
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suprême, et Zhang
Xianliang insinue qu’il considère le temps qu’il a passé en camp
comme son arbre de la Bodhi à lui.
Ce qui frappe,
finalement, dans tous ces livres, c’est que, quelles que soient
les peines subies, Zhang Xianliang reste fidèle à une certaine
conception de la vie, et à ses idéaux de jeunesse.
Fidèle à ses
idéaux de jeunesse
L’un des messages de
« My Bodhi Tree » est que la chose la plus précieuse que l’on
puisse posséder est la vie, et que c’est quelque chose dont on
ne peut faire l’expérience qu’une fois. En se souvenant du
passé, dit-il, il ne faut donc pas regretter les années
gâchées ; il faut être capable de se dire que l’on a consacré
toutes ses forces, tout au long de son existence, à se battre
pour la cause la plus importante qui soit : la libération de
l’humanité.
Comme
Wang Meng, qui a, de son côté,
connu l’exil au Xinjiang pendant de nombreuses années, Zhang
Xianliang fait partie de ces auteurs qui restent fidèles à leurs
convictions politiques de jeunesse malgré les souffrances
endurées. C’est un point qu’à souligné Noël Dutrait dans son
« Petit précis à l’usage de l’amateur de littérature chinoise
contemporaine », citant l’analyse de l’état d’esprit des deux
écrivains faite par
Mo Yan dans
un entretien en 1999 :
« Wang Meng et Zhang
Xianliang … continuent à vouloir exprimer un idéal, à suivre une
ligne politique et à entretenir un très fort sens des
responsabilités. … Pour eux, les écrivains doivent être les
porte-parole du peuple, ils ont la responsabilité de changer la
société et sont à l’avant-garde du peuple. … Ils ont été taxés
de droitiers, puis critiqués au moment de la Révolution
culturelle, mais ils persistent à affirmer : « Nous sommes les
enfants du Parti, nous avons été victimes d’une injustice, notre
mère (le Parti) nous a maltraités, nous devons donc aider notre
mère à changer. »
L’œuvre de Zhang
Xianliang est une dénonciation des pires conséquences du Grand
Bond en avant et des absurdités de la Révolution culturelle.
Mais il ne voyait là, en fait, que des déviations et des
perversions de la ligne marxiste, donc son idéal restait intact.
Dans ses dernières œuvres, il a dit ne plus tant s’intéresser à
l’aspect politique des événements et des choses, préférant les
aborder d’un point de vue plus généralement philosophique et
humain.
Reconversion
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En 1992, Zhang
Xianliang s’est lancé dans une aventure très particulière (4) : il a
créé un studio de cinéma, avec un ensemble de décors utilisés
pour tourner des films, dans ce Ningxia qu’il connaît si bien,
dans les monts du Helanshan dont le cadre naturel ressemble
beaucoup à l’ouest américain. Le site s’appelle
Zhenbeibao (镇北堡),
c’était un poste frontière sous les Ming et les Qing, et c’est
devenu non
seulement un lieu de
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Zhenbeibao
(镇北堡) |
tournage, mais aussi un site touristique.
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Une rue typique de Zhenbeibao |
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C’est là qu’à été
tourné « Le gardien de chevaux »
(《牧马人》),
mais aussi une partie du film de Zhang Yimou
« Le sorgho rouge » (《红高粱》)
ou encore celui
de Teng Wenji (滕文骥)
« Ballad of the Yellow River » (《黄河谣》).Zhang
Xianliang y a ensuite attiré des réalisateurs de Hong Kong comme
Tsui Hark ou Stephen Chow.
Zhang Xianliang est
devenu un industriel du cinéma…
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Notes
(1) On reste sidéré
qu’un tel poème ait pu valoir une condamnation aussi sévère :
c’est un très beau chant en deux parties dans lequel l’auteur
s’assimile au vent, un vent de tempête qui vient balayer les
branches mortes et apporter une vie nouvelle (啊!我是新时代的大风
ah, je suis le
grand vent d’une époque nouvelle,
听!我宣布
/
一个新的时代已经来临!Ecoutez,
je proclame qu’est déjà toute proche une époque nouvelle... ).
Les deux vers finaux pouvaient, il est vrai, être compris comme
un appel à une sorte de révolution :
需要新的生活方式!
/
需要新的战斗姿态!Il faut
un nouveau mode de vie ! Il faut une nouvelle attitude au
combat !
(2) Il s’agit de la
terrible famine, conséquence de la politique catastrophique du
Grand Bond en avant, qui a fait plus de 30 millions de victimes
au début des années 1960. Voir mon article sur le livre « Stèle
funéraire » (《墓碑》)
de Yang Jisheng
(杨继绳):
http://www.icilachine.com/culture/livres/1593-stele-funeraire.html
(3)
Cette nouvelle a également été adaptée au cinéma, en 1984, sous
le même titre, mais par un réalisateur moins connu, Bao Qicheng
(包起成).
(4) En fait, selon
une conversation de Luisa Prudentino avec Wu Tianming à Pékin en
2007 (après l’avoir rencontré au festival de Vesoul dont il
était l’invité d’honneur), le projet n’aurait réellement démarré
qu’en 1998, et Wu Tianming envisageait d’ailleurs de réaliser un
tournage sur le site. Zhang Xianliang a fait encore trois ans de
prison, de 1993 à 1996, pour avoir voulu organiser une
commémoration du quatrième anniversaire des événements de
Tian’anmen, ce qui expliquerait le report du lancement du
projet.
Voir l’article de ‘Libération’ du 10 juin 1996 annonçant sa
libération :
http://www.liberation.fr/monde/0101184107-pekin-libere-deux-veterans-de-la-dissidence-zhang-xianliang-et-ren-wanding-ont-ete-relaches-au-terme-de-trois-et-sept-ans-de-prison
Traductions en
français :
-
Deux
livres parus en mars 2004 chez Belfond, traduction Michelle Loi
et An Minshang :
La mort est une
habitude
La moitié de
l’homme, c’est la femme
-
Paru en
1986 dans la collection Panda :
Mimosa et Xor Bulak,
l’histoire d’un routier
Cette dernière nouvelle, traduite par Annie Curien, est reprise
dans le recueil « Les meilleures œuvres chinoises, 1949-1989 »,
collection Panda, 1989 (p. 292-326)
A lire en complément :
« L’âme et la chair »
(《灵与肉》),
nouvelle de Zhang Xiangliang
(张贤亮)
et
« Le gardien de chevaux »
(《牧马人》),
adaptation cinématographique de Xie Jin ((谢晋)
张贤亮 : 亦师亦友说谢晋
Zhang Xianliang : Propos sur Xie
Jin, maître et ami
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