Traducteurs, interprètes et éditeurs

« La traduction, c’est la médiation entre la pluralité des cultures et l’unité de l’humanité. » Paul Ricœur

 
 
 
     

 

 

Chantal Chen-Andro

Présentation

par Brigitte Duzan, 11 octobre 2018

 

Maître de conférences à l’université Paris Diderot (Paris 7), Chantal Chen-Andro est l’une de nos grandes traductrices de chinois. Si l’on consulte les archives de la BnF, on trouve pas moins de 71 documents répertoriés à son nom, dont 64 traductions et 3 préfaces, outre nombre d’articles de fond sur ses deux principaux sujets d’étude, d’enseignement et de prédilection : la littérature chinoise du 20e siècle et la poésie.

 

Elle est particulièrement engagée dans la promotion de la poésie chinoise qui est l’une de ses premières passions, depuis le début des années 1970, ses recherches touchant à la fois

 

Chantal Chen-Andro à la Fabrique

des traducteurs, en mars 2018

la poétique ancienne et la poésie contemporaine. Mais elle est aussi celle qui a traduit, entre autres, la majeure partie des romans de Mo Yan traduits en français, et l’une de celles, en France, qui connaît le mieux son œuvre. L’importance de son travail a été dûment honorée par le grade de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres. 

  

L’étude du chinois a pourtant commencé pour elle comme un parcours du combattant où rien n’était gagné d’avance. Un parcours finalement très chinois, selon le bon vieux principe « travailler dur et s’améliorer chaque jour » (好好学习,天天向上).

 

L’étude du chinois comme parcours du combattant

 

De la Bretagne aux Langues O

 

Comme bien souvent, c’est d’abord le hasard qui a amené Chantal Chen-Andro à s’intéresser au chinois. Alors qu’elle était en terminale, sa professeure de philosophie, entre deux cours sur Valéry et Alain, animait un Club de chinois qui se réunissait une fois par semaine, le samedi, hors cursus bien sûr.  

 

Chantal suivit ensuite les cours de philo de Jean-François Lyotard à la Sorbonne, tout en gardant le désir de creuser ce que recélaient les caractères mystérieux entrevus lors des séances du club de philo. Elle finit par s’inscrire à ce qui était encore « Langues’O », non sans avoir bataillé pour en arriver là : sa mère trouvait que le bac suffisait bien et qu’elle aurait dû devenir coiffeuse…

 

En tutorat à l’atelier de traduction ATLAS 2018,

avec Zhang Yinde (à sa g.)

 

Bataille gagnée, certes, mais encore lui fallait-il financer ses études. Elle entre aux Galeries Lafayette comme vendeuse au rayon cuisine, mourant de peur de s’y faire remarquer par quelqu’un qui la connaissait. Elle en garde quand même quelques souvenirs inoubliables, comme celui d’avoir vendu des casseroles à Jean Marais. Mais, pendant ce temps à l’Inalco, en 1972, elle suit les cours de chinois classique du sinologue Robert Ruhlmann, ceux de François Cheng sur la poésie ancienne, et d’André Levy sur le conte chinois en langue parlée, sujet de la thèse de doctorat qu’il a soutenue en 1974 [1].

 

Sous cette triple influence, Chantal Chen-Andro prépare une thèse sur l’univers poétique de Wang Guowei (王国维). Elle ne la soutiendra pas, mais continue à travailler le sujet. En 1982, elle publie un essai dans la revue Extrême-Orient, Extrême-Occident : « Rapports d'influence : la conceptualisation d'une valeur de l'esthétique chinoise ancienne par référence aux conceptions de l'Occident » [2].

 

Le pied à l’étrier

 

C’est en ce début des années 1980, alors qu’elle est assistante à Paris 8-Vincennes, qu’émerge son intérêt pour la littérature chinoise contemporaine, et la poésie en particulier. En 1982, elle traduit et publie deux poèmes d’Ai Qing [3]. Puis, en 1983, Alain Roux – alors spécialiste du monde ouvrier chinois - lui demande de préparer un cahier spécial "nouvelle littérature chinoise" pour un numéro de 1985 de la revue « Europe », en la chargeant en outre d’y faire participer les collègues de la section de chinois.

 

Pour mener à bien cette mission, elle passe deux ans à rechercher des textes, autant de prose que de poésie, à les lire et à en traduire certains, dont des poèmes.  Finalement, le numéro spécial sort en avril 1985, sous le titre « Chine, une nouvelle littérature » (n° 672, 224 p).

 

Trois ans plus tard, lors de la préparation des « Belles étrangères Chine » [4], le responsable de l'opération au ministère de la Culture, qui avait vu le numéro Chine de la revue « Europe », lui demande de coopérer avec lui. Dans ce but, Chantal Chen-Andro crée un groupe de travail avec des sinologues spécialistes tant de littérature que de sciences économiques et sociales. Les rencontres ont lieu en mai-juin 1988, avec treize écrivains et poètes invités : Liu Binyan, A ChengBei Dao,

 

Chantal Chen-Andro avec Noël Dutrait

Bai HuaZhang Kangkang, Mang Ke, Han ShaogongLu WenfuZhang XianlianGao XinjiangLiu Xinwu, Zhang Xinxin, Liu Zaifu…

 

A la suite de l’opération est éditée une anthologie « Remontée vers le jour. Nouvelles de Chine (1978-1988) », avec, entre autres, une nouvelle de Mo Yan qui ne figurait pourtant pas parmi les invités : « La rivière tarie » (凅河). Cette même année, le 8 juin 1988, Chantal Chen-Andro intervient sur « Le Sorgho rouge de Mo Yan » au colloque organisé par Noël Dutrait à l’université d’Aix-en-Provence [5]. C’est le début de l’intérêt pour Mo Yan en France.

 

A partir de là, dit-elle, « je me suis trouvée embarquée dans un vrai tourbillon ».

 

Entre prose et poésie : un tourbillon

 

A partir du début des années 1990, elle a sans cesse une traduction en cours, passant des poèmes aux romans et nouvelles, participant à des anthologies et ouvrages collectifs, mais parvenant en même temps à enseigner et publier des études et analyses, sur la poésie en particulier.

 

La seule recension des titres traduits est impressionnante. Et de tous ces auteurs émerge Mo Yan, dont elle a traduit six romans et une multitude de nouvelles, et dont elle est la « spécialiste » incontestée.

 

Et c’est une pièce de Mo Yan dont, en cet automne 2018, Chantal Chen-Andro termine la traduction, une pièce originale d’après l’une des Biographies d’assassins des « Mémoires historiques » (Shiji《史记》) de Sima Qian (司马迁) [6] : « Jing Ke, Assassin » (荆轲). La pièce sera donnée à la Criée de Marseille en mai 2019 dans une mise en scène du Théâtre du peuple de Pékin.

 

Au Printemps des poètes 2018, entourée des poétesses Xiao Xiao et Zheng Xiaoqiong

 

Mo Yan a écrit l’histoire du point de vue d’une favorite du prince héritier de Qin qui est le personnage central de la pièce aux côtés de Jing Ke – personnage féminin qui est un exemple supplémentaire des portrait originaux de femmes dans l’univers de l’écrivain.

 

Entre-temps, en 2016, Chantal Chen-Andro a repris son travail sur Wang Guowei… Et elle continue son engagement aux côtés des poètes. Ainsi, le 19 mars 2018, dans le cadre

du Printemps des poètes, elle a participé à la conférence-lecture animée par Xu Shuang sur le thème de l’Ardeur à l’UFR Langues et Civilisations de l’Asie orientale de l’université Paris Diderot-Paris 7, avec la poétesse-peintre Xiao Xiao (潇潇) et la poétesse-ouvrière Zheng Xiaoqiong (郑小琼).  Cette conférence-lecture a ensuite été redonnée à la Maison de la poésie de Rennes [7]. Ce sont deux nouveaux noms à ajouter à son palmarès. 

 


 

Principales traductions et publications

 

Poésie

 

- Editions Rumeur des âges

Fumée bleue, poèmes de Zhu Zhu 朱朱, 2004

 

- Editions Caractères

Visite à Gao Xingjian et Yang Lian – Conversation, 2004

En édition bilingue

Là où s’arrête la mer, poèmes de Yang Lian 杨炼, 2004

Murailles et couchants, poèmes de Song Lin 宋琳, 2007

Notes manuscrites d’un diable heureux, poèmes de Yang Lian 杨炼, 2010

Rose évoquée, poèmes de Yu Jian 于坚, 2014

Euphémismes, poèmes de Zhai Yongming 翟永明, préface de Jin Siyan, 2014

Le temps sans le temps, poèmes de Mang Ke 芒克, 2014

Ville de silence, poèmes de Wang Yin 王寅, 2014

Un mot de trop est menace, poèmes de Wang Yin 王寅, 2015

Qui part, qui reste, poèmes de Ouyang Jianghe 欧阳江河, 2015

Questionnement, poèmes de Duo Duo 多多, 2015

Sous les Qing, poèmes de Bai Hua 柏桦, 2016

Le monstre, poèmes de Xi Chuan 西川, 2016

D’autres choses, poèmes de Yu Xiang 宇向, 2016

Soleil noir, poèmes de Han Dong 韩东, 2016

L’œil de la grue, poèmes de Zhang Zao 张枣, 2016

 

- Editions Meet (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs), édition bilingue

La maison sur l’estuaire de Yang Lian 杨炼, 2004
Les bonheurs de Babel, collectif, 2004
Fragments et chants d’adieu, poèmes de Song Lin 宋琳, 2006
Avoir Vingt ans, collectif, 2007
Poèmes de Saint-Nazaire de Duo Duo 多多,  2008
Parce que, de Wang Yin 王寅, 2016


- Anthologie

Le ciel en fuite - Anthologie de la nouvelle poésie chinoise (poètes de Taiwan et de Chine continentale), avec Martine Vallette Hémery, Bai Qiu et Chen Kehua, éditions Circé, 2004

 

Romans, nouvelles et essais

- de Mo Yan

L’enfant de fer, nouvelles contées par un enfant, Seuil 2004, Points 2013

La mélopée de l’ail paradisiaque, Seuil 2005

Le chantier, Seuil 2007, Points 2011  (1ère édition : Scandéditions 1993)

Le supplice du santal, Seuil 2006, Points 2009

La dure loi du karma, Seuil 2009, Points 2010

Grenouilles, Seuil 2011, Points 2012

Le grand chambard, court récit autobiographique, Seuil 2013, Points 2014

Au pays des conteurs, discours de réception du prix Novel de littérature 2012, Seuil 2013

Dépasser le pays natal, quatre essais sur un parcours littéraire, Seuil 2015

Professeur Singe (1992, tr. François Sastourné), suivi de Le bébé aux cheveux d’or (1985, tr. Ch. Chen-Andro), deux nouvelles, Seuil 2015

Le clan des chiqueurs de paille, Seuil 2016, Points 2017

Chien blanc et balançoire (nouvelles), Seuil 2018

 

- de Yan Geling

Fleurs de guerre, Flammarion 2013

 

- de Ge Fei

Nuée d’oiseaux bruns, Philippe Picquier 1996

 

- de Lu Wenfu

Nid d’hommes, Seuil 2004

 

- de Zhang Wei

Partance (nouvelles), Bleu de Chine, 2000

Les demeures de l’enfance, Desclée de Brouwer, 2012

 

- de Wang Meng

Le salut bolchevique (nouvelle), préface d’Alain Roux, Messidor 1989

 

- de Lao She

Survivre à tout prix, Mercure de France, 1998

La famine, Mercure de France 2000

Quatre générations sous un même toit, tomes 2 et 3, Gallimard Folio 2000/2001

 

- de Bei Dao

Au bord du ciel, Circé 1995

13 rue du Bonheur, Circé 1999

Vagues, Philippe Picquier 1998

Paysage au-dessus de zéro, Circé 2004

 

Préfaces

 

- De la poésie, Du poète, de Ai Qing 艾青 (notes et présentation de Chantal Chen Andro, cotraduction avec Wang Zaiyuan), Centre de recherche de l'Université Paris VIII, 1982

- Explosion, nouvelle de Mo Yan, tr. Camille Loivier, Caractères, coll. Imaginaires du monde, 2004.

- Aux confins du miroir, de Xin Ye, avec postface de Stéphane Feuillas, Caractères, 2004

 

Ouvrages collectifs

 

- Tours et détours : écritures autobiographiques dans les littératures chinoise et japonaise du 20ème siècle, sous la direction de Chantal Chen-Andro, Annie Curien et Cécile Sakai, Publications universitaires Denis-Diderot, 1998.

Contient les textes du séminaire "Écritures autobiographiques dans les littératures extrême-orientales au XXe siècle", avril 1993-octobre 1995, Université Paris 7-Denis Diderot.

- Imaginaires de l’exil dans les littératures contemporaines de Chine et du Japon, ouvrage collectif sous la direction de Chantal Chen-Andro, Cécile Sakai et Xu Shuang, Philippe Picquier, 2012.

 

Articles

 

- En Chine, comment renaît la littérature, Etudes 1993/12 (tome 379)

A consulter sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442108n.image.r=j%

C3%A9sus.f101.pagination.langFR

Le renouveau de la subjectivité après la Révolution culturelle analysée à partir de quatre exemples : Wang Meng, Wang Zengqi, Han Shaogong et Mo Yan.

 

- Présence de la poésie, Le Nouveau Magazine Littéraire, 2004/3 (n° 429)

Début de l’article : https://www.cairn.info/magazine-le-magazine-litteraire-2004-3-p-42.htm

 

- Traquer un rythme, à propos d’un rythme quaternaire dans la poésie de Bei Dao, 3ème Congrès du Réseau Asie – IMASIE (septembre 2007)

http://www.gis-reseau-asie.org/uploaded_files/congress/a44chenandro_chantal.pdf

 

- Dans l’Encyclopaedia Universalis :

Ci, genre littéraire chinois :

https://www.universalis.fr/encyclopedie/ci-ts-eu-genre-litteraire-chinois/#i_0

Li Qingzhao 李清照 ou Li Yi’an

https://www.universalis.fr/encyclopedie/li-qingzhao-li-ts-ing-tchao-ou-li-yi-an-li-yi-

ngan-1081-apr-1151/

Li Yu 李煜, dernier empereur des Tang du sud et poète lyrique https://www.universalis.fr/encyclopedie/li-yu/

Liu Yong 柳永, poète du 11ème siècle https://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yong-lieou-yong/#i_0

Lu You 陸游, poète de la dynastie des Song https://www.universalis.fr/encyclopedie/lu-you-lou-yeou/

Nalan Xingde 纳兰性德, auteur des Poèmes d’un buveur d’eau

https://www.universalis.fr/encyclopedie/nalan-xingde-na-lan-sing-to/#i_0

Zhou Bangyan 周邦彥, souvent associé à Liu Yong

https://www.universalis.fr/encyclopedie/zhou-bangyan-tcheou-pang-yen/#i_0

Et bien sûr Mo Yan.

 

- Restituer le parfum du santal, Le Nouveau Magazine Littéraire, 2013/8 (n° 534), p. 48.

Sur la traduction du « Supplice du santal » de Mo Yan.

« J'avais parcouru rapidement « Le Supplice du santal » avant d'entreprendre sa traduction. Je redoutais le réalisme barbare de certains passages, fort longs par ailleurs, mais je pensais que les problèmes techniques inhérents à l'écriture me permettraient de passer outre. Ce ne fut pas le cas, le temps de la traduction était tellement plus lent que celui de la lecture, il semblait même suspendu à cette barbarie. Le temps de la lecture ne permet pas non plus au traducteur de mesurer l'importance des écueils qu'il devra surmonter. Pour ce roman, ils étaient particulièrement nombreux. Et d'abord le rythme. Ou plutôt les rythmes, ceux des voix et des bruits qui tissent le récit (« Ce que j'avais écrit là était des voix et des bruits », dit Mo Yan dans la postface). Cinq personnages principaux, cinq voix dont il fallait restituer la tessiture et la charge émotionnelle. Autant de rythmes faisant avancer celui du récit lui-même : ainsi, les quatre premiers chapitres, correspondant chacun, dans l'ordre de leur entrée en scène - car la structure est théâtrale -, à un personnage. Ceux concernant la jeune femme et son bêta de mari sont marqués, dans la traduction, par une alternance du présent avec les temps du passé (les flash-back), tandis que le passé simple est employé pour le récit du bourreau, le passé composé pour celui du sous-préfet. En chinois, le verbe ne se conjugue pas1 le français, avec sa panoplie de temps, permet de rythmer le récit en une sorte de transfert des procédés signifiants du texte orignal. La partie centrale (chapitres V à XIII) est rendue entièrement au passé en français1 il s'agit d'autant de récits qui semblent relatés, comme le souligne l'auteur lui-même, « du point de vue d'un narrateur [d'un conteur ?] objectif et omniscient ». La dernière partie (les cinq derniers chapitres) est traduite au présent avec le retour sur la scène des cinq personnages, qui prennent le relais du narrateur. »

 


 

A lire en complément

 

Chantal Chen Andro à la BnF le 5 janvier 2013 pour sa traduction de « Grenouilles » de Mo Yan

 


 

A écouter en complément

 

- Conférence du 19 juin 2018 à la médiathèque Emile Zola, à Montpellier :

« Romans et romanciers en Chine au 20e siècle : contextes et œuvres »

 

 

- Intervention avec Mo Yan dans le cadre d’ALIBI (Atelier littéraire bipolaire) à la BNF / Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH) : Lettres chinoises / Lettres françaises sur le thème de « l’enfance », 22 mars 2004.

Introduction : https://www.canal-u.tv/video/fmsh/introduction.28003

Interventions des traducteurs https://www.canal-u.tv/video/fmsh/interventions_des_traducteurs.28007

Chantal Chen-Andro intervient sur la traduction de la nouvelle « Grande bouche » (大嘴) de Mo Yan[8], qu’elle rapproche de deux autres nouvelles de l’auteur où l’on trouve des descriptions semblables, qu’elle assimile donc à des souvenirs d’enfance : « La Rivière tarie » (凅河) et « La Fille du boucher » (屠师女儿). Elle donne deux exemples typiques de difficultés de traduction : 1/ difficulté de trouver le temps adéquat, et dans ce cas non un temps pour la totalité du texte, mais des temps différents pour les trois parties du récit, « pour l’animer », et 2/ difficulté de trouver des traductions appropriées des termes désignant les parents proches, en tenant compte des particularités dialectales de la région natale de Mo Yan.

 

- Intervention avec Ge Fei dans le cadre d’ALIBI sur le thème de « la citation », 15 novembre 2002.

https://www.canal-u.tv/video/fmsh/creation_litteraire.27155

 

 

[Tous mes remerciements pour l’entretien du lundi 10 septembre 2018]

 


 


[1] Il a publié dès 1971 des Etudes sur le conte et le roman chinois (EFEO 1971). Sa thèse est publiée dix ans plus tard : Le conte en langue vulgaire du xviie siècle (vogue et déclin d'un genre narratif de la littérature chinoise), Paris, Institut des hautes études chinoises, [Prix Giles 1976].

[2] Essai traitant de la notion d’élégance antique dans la tradition de la Chine ancienne que l’on peut lire en ligne : http://www.persee.fr/doc/oroc_0754-5010_1982_num_1_1_882

[4] Les Belles Etrangères : festival littéraire qui a été organisé chaque année de 1987 à 2010 par le Centre national du livre (CNL) sous l’égide du Ministère français de la Culture. Le CNL invitait des écrivains d’un même pays à participer à des rencontres au mois de novembre, dans toute la France. La manifestation était accompagnée de l’édition d’une anthologie.

[5] Voir les actes du colloque :  La littérature chinoise contemporaine, tradition et modernité, Publications de l’université de Provence, 1989, p. 11-13.

[6] Sur Sima Qian, le Shiji et ses Biographies d’assassins (刺客), dont la cinquième, celle de Jing Ke (荆轲), voir :

http://www.chinese-shortstories.com/Reperes_historiques_Wuxia_Breve_histoire_

du_wuxia_xiaoshuo_I_2.htm

Sur la pièce programmée à La Criée :

http://www.theatre-lacriee.com/programmation/2018/jing-ke-assassin.html

[8] La nouvelle figure dans le recueil « Chien blanc et balançoire », Seuil, 2018.

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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